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Perspectives comportementales, neurophysiologiques et évolutives sur le sommeil unihémisphérique

Plusieurs animaux atténuent le conflit fondamental entre le sommeil et l’éveil en s’engageant dans un sommeil unihémisphérique, un état unique pendant lequel un hémisphère cérébral dort tandis que l’autre reste éveillé. Chez les mammifères, le sommeil unihémisphérique est réservé aux espèces aquatiques (cétacés, phoques à oreilles et lamantins). Contrairement aux mammifères, le sommeil unihémisphérique est répandu chez les oiseaux et peut même se produire chez les reptiles. Le sommeil unihémisphérique permet de respirer en surface chez les mammifères aquatiques et de détecter les prédateurs chez les oiseaux. Malgré l’utilité apparente de pouvoir dormir de manière unihémisphérique, très peu de mammifères dorment de cette manière. Ceci est particulièrement intéressant car les ancêtres reptiliens des mammifères ont peut-être dormi unihémisphériquement. L’absence relative de sommeil unihémisphérique chez les mammifères suggère qu’il existe un compromis entre le sommeil unihémisphérique et d’autres fonctions cérébrales adaptatives survenant pendant le sommeil ou l’éveil. On peut supposer que les avantages de dormir de manière unihémisphérique ne l’emportent que sur les coûts dans des circonstances extrêmes telles que dormir en mer. En fin de compte, une meilleure compréhension des raisons du peu de sommeil unihémisphérique chez les mammifères promet de fournir un aperçu des fonctions du sommeil, en général.

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